Quand Cas tout bas rimes monte sur scène, ce ne sont pas des vers qu’on déclame, ce sont des vies qu’on libère.
Quand les mots deviennent des remèdes et les lectures, des thérapies, l’amour, même empoisonné, trouve au Thé Littéraire son antidote.
La littérature, Père, c’est ce monde que je bâtis quand le réel m’échappe. Un monde que je contrôle à 80% , quand celui d’ici me secoue comme une feuille morte au gré du vent. C’est là que je me réfugie, quand les bus passent, que les jours ratent leurs rendez-vous, et que l’amour trébuche sur des bâtons qu’on n’a pas semés.
Ils nous ont offert des pas de danse pour masquer nos chaînes, mais la vraie indépendance commence quand la plume refuse de se taire. Tant que la plume hurlera plus fort que les discours officiels, l’indépendance restera une illusion.
Le Congo danse au rythme des illusions, pendant que sa vérité, pieds nus, cherche encore la sortie.
Le 30 juin ne doit pas être seulement une date d’histoire, mais un appel à la conscience : car l’indépendance sans justice, la richesse sans paix, et la liberté sans dignité ne sont que des illusions maquillées en victoire.
L’indépendance sans justice n’est qu’un drapeau flottant sur des chaînes invisibles.
À toi Lumumba : cent ans d’absence, cent ans de présence ! Ton corps fut dispersé, mais ta lumière éclaire encore toute l’Afrique.
L’indépendance sans paix n’est qu’un mot vide ; tant que l’Est saigne, la RDCongo n’est pas libre. Pour honorer Lumumba et M'zée, il faut lutter, non pas pour survivre, mais pour vivre debout, uni, sans peur ni tribalisme.
Les jours passent comme des secondes, mais ta mémoire reste éternelle, Lenfant noir ; tu vis en nous, et ton silence parle comme spectacle Slam.
Messe de funérailles de Simplice Kongol Ngoy, assassiné le 17/05/2025 (Première lecture 1 Co5,1.6-10 et Évangile Jn 12, 23-28)