À Lubumbashi, entre humour et panique face aux lions en fuite, rappelons que les peurs des animaux, parfois irrationnelles, relèvent de traumatismes réels que seul un accompagnement psychologique peut apaiser.
Lenfant Noir, un artiste engagé dans l'art de la scène, abattu en rentrant chez lui un 17 mai, devient le symbole d’une lutte pour la reconnaissance et la survie de la vie d’artiste au Congo : TOTELEMA.
Une seule larme a coulé ce soir-là, jeudi 22 mai 2025, à Wallonie-Bruxelles : celle d’un diable en deuil, pleurant le sorcier que l'insécurité lui a volé, pendant que les artistes, tristes et silencieux, se rappelaient celui qui semait l’harmonie et la joie parmi eux, celui qu’on appelait avec amour lenfant noir : mais noooon !
Mourir est le destin de chacun, mais mourir jeune est une offense à la nature. Tuer un artiste, c’est trahir l’humanité même. Soyez humains, même face à la mort. Le seul jour facile, c'était hier, faut bien le retenir !
Un artiste est tombé, et les plumes se sont tues. Dans ce pays à vendre, même le deuil a un tarif. Ceux qui devraient écrire l’histoire préfèrent facturer la mémoire. Bande des journaleux, Bande des silencieux à l’heure du sang.
Dis-leur : Rien ne nous fait peur, ils ont tué Lenfant Noir...
Dire que l’auteur de ces vers a été arraché à la vie nous brise le cœur. Lui qui nous exhortait à vivre vivants, pleinement, sans retenue. Pourtant, dans un dernier acte de cohérence lumineuse, il accepte d’aller loin, loin, mais vivant dans chaque mot qu’il nous laisse. En mémoire de Mwaan Mufulul, Lenfant Noir.
Le seul jour facile, c'était hier.