Comédie Amoureuse
L’amour est une comédie où les cœurs se défient, se cherchent et se jouent, mêlant passion et malice dans un éternel duel.
Dans le théâtre de l’amour, quel spectacle étrange,
Le rideau se lève sur des cœurs qui dérangent.
Sur cette scène, la passion devient scénario,
Les gestes, les mots créent un doux imbroglio.
Deux âmes se retrouvent, telles des marionnettes,
Une tragicomédie se donne en fête.
Il entre, grand comédien, costume bien lissé,
Elle répond, ballerine, ses rimes aiguisées.
Il dit : « Tes yeux, deux soleils dans un ciel ennuagé,
Ont brûlé mes espoirs, je suis un oiseau grillé. »
Elle rit : « Mon cher, prends garde à tes ailes de papier,
Le vent tourne vite, tu pourrais te replier. »
Il réplique : « Je suis prêt à défier la tornade,
À dompter les tempêtes maussades,
T’offrir les plus belles parures,
Et braver les plus folles aventures.
Tes mises en garde sont pour moi un moteur,
L’essence qui alimente mon cœur.
Tendre fée, offre-moi cette danse,
Et je te ferai voir ma vraie constance. »
Lui, conquérant, s’avance, la main sur son épée,
« Ton cœur, forteresse, sera bientôt mon trophée. »
Elle, malicieuse, fait glisser un éventail,
« Va donc, Don Quichotte, combattre mes soupirs en bataille ! »
Elle rétorque : « Je ne joue ni à la Belle et la Bête,
Ni à la princesse ignorant le piège du renard.
Ne t’emporte pas trop, de peur que tu perdes la tête,
Ne vole pas trop haut, de crainte d’un départ. »
Les mots s’échangent, flèches aux plumes savantes,
Chaque sourire cache une tactique désarmante.
Elle s’écrie : « L’amour, un jardin à cultiver ! »
Il rétorque : « Pourquoi donc y semer l’ivraie ? »
Elle s’éloigne, marchant vers les coulisses,
Il s’avance, prêt à déjouer ses malices.
Elle devine ses pensées sans dire un mot,
Il l’attrape par la hanche et mène le tempo.
Des étincelles brillent dans leurs yeux,
La scène s’embrase de gestes fougueux.
Les mains se croisent, se serrent, se dérobent,
L’amour serait-il un doux songe qui dérobe ?
Finalement, dans un éclair de tendresse,
Ils tombent ensemble, victimes de leur prouesse.
L’amour n’est qu’une farce, un duel sans fin,
Où les cœurs rient, se blessent, et jouent jusqu’à demain.
Rideau ! Le public, complice, applaudit,
Dans ce bal des mots, chacun se dédit.
Et si l’amour est une comédie sans égal,
C’est qu’il mêle toujours le réel à l’idéal.
Et si l’amour n’est qu’une farce infinie,
C’est que les sentiments sont des tapis tissés d’envies.
Porta-Rosa, porte sans clé, ici les coeurs ne sont pas brisés !
Akang et Cécilia-Perle
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