Mais noooon
Un seul jour facile, c'était hier.
Mais nooon,
Chaque jour, on souriait.
Tu partais à Waza pour penser,
Pour écrire ton mémoire de fin de cycle en silence sacré.
À Picha, tu répétais tes slams, tu brillais,
Dans chaque rencontre avec Pouvoir Slam
Tu portait ton nom, ton âme.
À la Halle de l’Étoile,
Tu faisais rayonner nos visages,
Tu voulais tout le monde présent,
À chaque événement, chaque passage.
Allô, mon cher, tu es où ?
Viens à la Halle, on t’attend !
À Biasasa, on animait ensemble
Avec cas tout bas Rime en feu et ensemble.
À Wallonie-Bruxelles, on suivait les vernissages,
Partageant nos regards, nos clins d’hommage.
Hélas… ton absence pèse.
Te sentir partir nous blesse.
Nous t’avons aimé,
Tu nous avais aimés.
On te comptait parmi les rares,
Les vrais, les cœurs sans fard.
Même vivant, on ne te cachait rien :
Pas deux comme toi, on te le disait bien.
Tu n’avais pas de conflits,
Toujours dans l’harmonie.
On planifiait nos blagues
Avant chaque spectacle, chaque vague.
Cher Lenfant noir,
Notre pote, notre phare,
Pourquoi toi ? Pourquoi ce départ ?
Toi qui voulais écrire ton histoire,
Ces monstres t’ont volé ton espoir.
Pourquoi avoir quitté ta scène,
Tes rires, ton art, ta veine ?
Tu tenais la main à tout le monde,
Tu faisais des kilomètres, même le dimanche,
Pour voir tes potes, pour être ensemble.
Tu t’inquiétais de ma santé,
Et aujourd’hui, c’est nous qui pleurons ta clarté.
Lenfant noir,
Es-tu heureux de nous faire ça ?
S’il te plaît, pas de sommeil,
Pas de silence sans soleil.
Plus de blagues dans nos forums,
Seulement ton nom, comme un psaume.
Comment crier mais Nooooon !
Quand ton nom s’affiche dans chaque son ?
Reviens, mon pote,
Dis que tu es juste passé
De l’autre côté de l’inspi,
Dis que tu es à Picha,
Ou à Waza, encore en vie…
S’il te plaît, cousin,
Comme tu m’appelais si bien,
S’il te plaît, jeune talent,
Pourquoi vivre et mourir si tôt, si jeune ?
L’artiste ne meurt jamais,
Mais ton départ, si fort, nous fait ployer.
Tu restes en nous, encore vivant,
Mais la blessure coule, lentement…
Seules les âmes qui t’ont rencontré
Peuvent vraiment témoigner
De ta beauté simple, de ton cœur entier.
Même ceux de l’au-delà,
T’ont reçu à bras ouverts, sans faux pas.
Repose en paix, Lenfant noir, que la porte soit ouverte comme celle sans clé !
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