Un cœur dans la tête
Bienvenue dans la République Démocratique des Cœurs Brisés, où chaque cœur fissuré résonne du silence d’un amour perdu, et chaque âme errante porte la peine d’un passé envolé.
Je me rappelle ce jour-là,
Ce jour maudit, plein d’effroi,
Le jour où s’éteignit l’espoir,
Quand j’ai perdu un être à voir.
Chère vie, assieds-toi, écoute-moi,
Je vais te dire ce que je vois.
C’était la première fois, je crois,
Que je sentais le chagrin en moi.
Il était une fois où l’on m’annonça,
Que sa lumière s’éclipsa.
Je n’arrivais pas à y croire,
Car pour moi, il était sans voir.
« Il avait un bon cœur, une âme honnête,
Il travaillait pour nous sans cesse,
C’était une force, une vraie tête,
Toujours prêt, sans paresse.
Il donnait sans jamais compter,
Loyal, sincère et dévoué,
Son amour était inégalé,
Lui, qui m’a appris à marcher. »
Lorsque l’heure fut arrivée,
Son âme dans l’air s’est envolée.
Au cimetière, lors des adieux,
Un seul désir me rendait fiévreux :
Devenir un dieu,
Pour le revoir, ne serait-ce qu’un vœu.
Mais je savais, c’était en vain,
Je ne pouvais briser ce destin.
Lié aux chaînes du temps cruel,
Je le laissais à son sommeil éternel.
De retour de son dernier toit,
Plus rien n’avait d’éclat pour moi.
Je me sentais désespéré,
Mon cœur perdu, mon corps brisé.
Une journée sombre et sans lueur,
Un ciel sans étoiles, sans couleur.
Je n’entendais plus la pluie,
Tout était froid, tout était nuit.
Pleure !
Tristesse !
Chagrin !
Malheur !
Une vie amère !
Un monde sans écho !
Un univers sans bruit !
Ivresse de peine, douleur rapide,
Chaque larme creusait le vide.
L’amertume me consumait,
Un cœur dans la tête enfermé.
Un cœur sans vie, une âme en miettes,
Telle était ma tristesse muette.
Ô vie, je te parle en détresse,
D’un cœur en tête, noyé de détresse.
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