40 Jours depuis ton départ
Les jours passent comme des secondes, mais ta mémoire reste éternelle, Lenfant noir ; tu vis en nous, et ton silence parle comme spectacle Slam.
Ton silence fait du bruit à chaque spectacle.
Ton sourire, lui, nous manque terriblement.
Nos yeux le cherchent, toujours en vain,
Mais nos cœurs le retrouvent dans les souvenirs.
On n'arrive pas à se familiariser avec ton absence.
On apprend seulement à vivre un deuil sans fin.
Moi, je ne pleure plus, car je sais que toi, tu n’as pas perdu ton sourire
Dans l'autre monde, dans ta nouvelle vie, sur ton nouveau toit.
Bien que les aiguilles pointaient vers 18 heures,
Ce n'était pas l'heure de ton départ pour l'au-delà.
Comme d'habitude, tu rentrais simplement à la maison.
Les militaires se sont permis de dérégler l'horloge ;
Le temps s’est figé dans un instant sanglant.
Tu avais des rêves pleins la tête,
À chaque saison, la soif de vivre brillait dans tes yeux.
Sans raison, ils ont précipité ton rendez-vous avec l’ange de la mort.
Sans justice, il a volé ton souffle,
Laissant ton nom dans les refrains, gravé à jamais dans nos cœurs.
KONGOLO NGOY Simplice alias Lenfant Noir KONGOY !
KONGOLO NGOY Simplice alias Lenfant Noir KONGOY !
Nous ne dirons jamais que tu as perdu la vie,
Car ce sont les deux balles qui te l’ont arrachée.
Nous dirons plutôt que c’est la vie qui t’a perdue,
Car rien ne sera plus comme avant le soir du 17 mai 2K25.
Comment croire que c’était le destin,
Quand il s’agissait d’un crime commis par les hommes en uniforme ?
Uniforme portant l’emblème du pays que tu aimais sincèrement !
Comment expliquer que c'était une bavure policière,
Qui avait mis un point final à ton parcours ?
Parcours admirable, innocent, inachevé...
Dans nos pensées, les points d’interrogation s’imposent.
Mais chaque réponse trouvée s’accompagne de points de suspension.
La justice des hommes n'a pas mis la main sur tes meurtriers.
Mais j’espère que, tôt ou tard, le karma les rattrapera tous.
Têtes hautes et poings levés, nous avons marchés pour que justice te soit rendue.
Têtes baissées et larmes aux yeux, nous avons enterrés ton corps dans la désolation.
Malgré cela, ton nom ne cesse de vivre dans nos voix, tel un écho qui répète :
MOTO MOKO TE AZALI WANA MPO NA KOBATELA POPULATION MPE BILOKO NA YANGO.
Alain SABRY
Powered by Froala Editor