À Mbilia Bell

0 272 07 Jan 26 Introduction

Laisse-moi, humble Salumu au cœur prêt à exploser, t’avouer que depuis ma plume trempée de nostalgie jusqu’aux rêves où je troque royaume et dignité, je ne suis qu’un homme consumé par ton image, toi, Mami Wata, déesse de lumière, dont la voix me captive et dont l’amour impossible me hante nuit et jour, sachant pourtant que le désir s’effrite dès qu’il devient réel.

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Chère Mbilia Bell

Mi Reina de Parroquia

Mon coeur est au bord de l'implosion

Alors pour l'alléger un tant soit peu 

Je saisis ma modeste plume 

Pour coucher sur une feuille tachetée à l'encre de mes yeux 

La nostalgie d'une histoire d'amour impossible

La nôtre à l'occurrence 

En pastichant assez grossièrement

Un poème exquis du Divin Poète Babylonien


Madame Phénomène

Il est un poids en mon cœur 

qui me fait souffrir le martyr

Et qui n'est rien d'autre que ton image idéalisée

Car vois-tu mon esprit passe le clair de son temps 

à penser à toi et à rêver de nous 

Et pauvre de moi je n'y peux rien


 Il est évident Jolie Cléopâtre

Que sans hésitation aucune

Si Marc-Antoine j'étais 

Et contre moins qu'un abri dans ton cœur de femme

J'allais troquer ma dignité et mon royaume 

Et si cela n'aurait pas suffi 

Alors j'aurais déserté Rome pour l'éternité  

Afin de devenir ton esclave à tout jamais soumis 

Car il n'est dans ce bas monde de péché

Aucune couronne aussi riche soit-elle 

Équivalant le quart du privilège 

D'être par ton majestueux cœur aimé


Des fois quand vient la nuit

 je me surprends à philosopher 

Comme un intrus à Athènes 

Ou un exilé du Jardin d'Éden 

Et dans mes rêveries scientifiques

Seul l'amour donne matière à ma philosophie

Ainsi sans craindre d'être repris ni contredit

Je me dois de le dire

Je me dois de me l'avouer

Que ta vision de l'amour si rude et nue

A quelque chose de spirituel

Qui t'élève au rang des déesses de l'Olympe

Et qui donne un pouvoir à ta voix 

Semblable à celui qu'ont les filles de Poséidon 

Peuplant nos fleuves et rivières depuis des millénaires

Et répondant au nom 

Doux et redoutable de Mami Wata

Cela explique en partie  sans doute 

Pourquoi à l'écoute de ta voix

Et sans réfléchir à deux fois 

Mon coeur s'offre à toi sur un plateau d'argent 

Ne lui en veux pas ma Reine 

Car il a sûrement ses raisons 

Du moins je le crois que ma raison ignore


Et si le temps d'une journée

Je pouvais vivre dans la peau de  Keyna, 

Ta muse et l'objet de tes tourments

Alors à  genoux j'allais prier le ciel 

 De sorte à ce que le reste de ma vie 

Ne soit qu'un éternel recommencement

De cette journée bénite 

Mais pauvre de moi je ne suis que Salumu 

Salumu Salumu Salumu et encore Salumu 

Salumu à chaque nouveau jour et à tout jamais


Salumu Pourquoi suis-je Salumu 

Seul le Seigneur le sait 

Puisque Lui seul l'a ainsi voulu et à dessein 

Car vois-tu si j'étais vraiment Keyna le temps d'une journée

Alors mon amour se serait avec les heures effrité

Puisque le désir est éphémère

Et ne dure que le temps de la quête 

Car comme a dit le Poète Congolais

Que je cite avec révérence 

Je suis comme tous les hommes 

Je ne désire plus jamais ce que j'ai déjà

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Image de profile de Don Joam'S, rédacteur(trice) sur le site de Kiosque Littéraire.

Don Joam'S

Outre sa passion pour la poésie classique, il est nouvelliste, essayiste, parolier, et mélomane.

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