Amélie, Comme Je Pense A Toi
Certaines lettres effacées résistent mieux au temps que les cœurs qui les ont écrites.
J’ai revu, oublié entre deux pages,
Un mot de douceur aux lettres effacées,
Qui tenace, ayant survécu à l’âge,
Conservait pour moi un pan de mon passé.
J’ai vite reconnu la main d’Amélie,
Qui tremblait en m’écrivant sa passion,
Ses petites tournures et sa vilaine manie
A finir ses phrases par des exclamations.
Combien de temps est-il là ? Je ne sais plus !
Tout ceci m’est si proche et si lointain.
Elle me l’a remis un soir, je n’ai pas lu-,
Puis se suicidait, hélas, le lendemain.
Il me reste d’elle un collier, une histoire,
Les chansons qu’elle écrivait et même
Ce papier blanc enduit d’encre noire
Ou l’on peut encore lire un « Je t’aime !
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