Danse de Kiombela Kijila
Douleur, je t’aime ; tristesse, je t’admire ; car dans tes blessures se cachent les éclats de mes rêves et les murmures de mon cœur.
Sur la voie
De mes soifs inassouvies,
Je t'ai croisée et recroisée
Corps poussieré,
Thorax nu,
Yeux rougis
Comme cet enfant innocent
De la belle étoile.
Et ben! Je t'ai saluée,
Admirée. Ô tristesse !
Douleur, je t'aime.
De t'avoir eu
Ne fût-ce qu'une ou plusieurs fois,
Sur le chemin
De mes rêves,
Passions,
Émotions,
Désirs,
Et plaisirs internes
Qui grondaient
Comme le tonnerre.
Penser à toi,
C'est un retour à la raison
Sentiments refoulés
Dans l'océan de l'oubli,
Pour escalader
À petit ou à grand pas
Les montagnes de: Kilimanjaro, Pilya wimananga, et de Kazambazamba.
Souvent, sous le ciel de ton inspi
j'entends sans entendre
Ces murmures
Des branches d'arbres
Qui se cognent
De l'extérieur du chemin
De mon cœur.
Douleur, je t'aime.
Tristesse, je t'admire.
KASONGO KIBWELA
Powered by Froala Editor