Happy end

0 234 23 Août 25 Introduction

Je m’en vais, avec au cœur les regrets de t’avoir ouvert la porte de ma vie, et toi, tu restes avec le parfum de ma lâcheté.

Image du post Happy end
Michée photo

Debout.

C’est l’heure.

L’heure de se quitter,

de s’oublier,

de repartir à zéro,

De tout recommencer.

Nos rêves de vieillir ensemble ?

Ils s’effacent comme des pas dans la cendre.

C’est l’heure de ramasser

les souvenirs épars,

du beau vieux temps jauni,

où le ciel portait un bleu rose-doré,

et la terre baignait

dans un flot de miel.

Debout, ô maudit jour 

Toi qui ignores tout

de mes amours d’antan,

de mes joies folles

à cultiver des lendemains radieux.

Que sont-ils devenus,

ces instants perdus dans des kermesses,

 à sauter à beya,

à jouer à cache-cache avec la faucheuse,

à conter à la clarté de la lune ?

Volés… ou fanés.

Balayés.

Par le vent 

 le vent des quatre coins de la terre,

 le vent de l’Orient et de l’Occident,

 le vent du midi et du soir.

Ô Múlópò muéná bintú ni búlóbá,

Debout !

Entends mes maux,

comme un ruisseau d’écume,

qui tourbillonne dans mes tripes,

qui ronge mon bonheur lacéré,

mon bonheur en scorie,

mon bonheur en argile.

Ô Mvìdí mùkùlù dìbá kàtàngìlá tshíshíkì,

Entends les éclairs et le tonnerre

qui grondent dans la perle

de ma voix sanglante

ma voix pillée,

ma voix agressée,

ma voix assiégée

par des dons empoisonnés,

des accords sans retour,

qui pleuvent sur mon sein sans nombre.

Jour et nuit, ça crépite.

Des promesses d’un avenir huileux,

d’un avenir laiteux,

d’un avenir-jeunesse

mais le sommeil, chez moi,

 n’est plus qu’un rêve.

Un rêve mort-né,

un rêve oublié,

un rêve lointain.

Enfin debout, ciel traître 

Toi qui gardes les yeux grands ouverts

sur mon malheur,

mais restes bras croisés,

silencieux,

inerte.

Ma douleur… qu’en sais-tu ?

Et tu attends,

que je te livre encore mes prières ?

Entends-moi hurler

les peurs héritées

d’un passé-futur

qui ne cesse de me hanter.

Voici venir l’heure.

Voici venir les adieux.

Je m'en vais,

avec tes blessures en toile de fond.

Je m'en vais,

rassasié par ton indifférence sincère

à mes tourments, à ma misère.

Je m'en vais,

avec au cœur les regrets

de t’avoir ouvert la porte de ma vie,

de t’avoir invité

à la table de mon intimité.

Et toi,

tu restes

avec le parfum de ma lâcheté,

pour avoir bu à tes promesses-malaria,

tes promesses-ebola,

tes promesses-cancer.

Tu m’as brisé l’espoir :

la Paix.

Tiré dans  J'ai bu à tes promesses-malaria ( inédit ).

Powered by Froala Editor

Image de profile de Michée Mkalo, rédacteur(trice) sur le site de Kiosque Littéraire.

Michée Mkalo

Poète, nouvelliste et juriste en formation, passionné des mots et leur sensibilité

Pour liker, disliker, réserver, ou commenter ce post, abonnez-vous ou connectez votre compte si vous en avez un !
Il faut penser, rêver, chercher.
Poème

Il Faut Penser, Rêver, Chercher.

Kiosque Littéraire 26 Juin 26

Il faut penser, rêver, chercher - dixit Hugo. Ça me dit, instants mots.

Poésie moonwalk
Poème

Poésie Moonwalk

Kalombo I I 26 Juin 26

La poésie qui marche en arrière. N'est-ce pas un Kalombo II foisonnant ?

Meurtres secrets
Poème

Meurtres Secrets

Stéphane Kabamba 24 Juin 26

Dans cette ville, le meurtre ne rime plus avec effusion de sang. Nombreux sont les meurtres qui se produisent en silence, sous le regard d'autrui, au mépris de l'estime de soi, étouffant les rêves.

Torche
Poème

Torche

Stéphane Kabamba 24 Juin 26

Que cette protestation brûle comme une torche – mais qu'elle n'embrase pas les maisons du peuple, qu'elle consume les ténèbres profondes où la vérité est sans cesse réduite au silence par la peur.

Designed and Developed by NZANZU MUHAYRWA L. / +243-977-210-519 / nzanzu.lwanzo.work@gmail.com