Il s'inquiétait pour demain, il est mort ce soir
Un homme rongé par l’angoisse du lendemain meurt le soir même, laissant derrière lui un monde en ruine où espoir, lumière et vie s’éteignent peu à peu.
Tout espoir se brise dans les éclairs du noir,
Et le chaos favorise l’air hécatombe.
Le ciel se déchire, pleurant dans son couloir ;
L’ombre s’enfuit, dans l’océan où tout succombe.
Les néants s’entremêlent, l’air se laisse choir,
Les souris dansent au-devant des oiseaux qui tombent.
Les pigeons meurent, sans un murmure d’espoir,
Les roses se fanent, créant ainsi des tombes.
Le fantôme se lève, face à un miroir,
L’invisible se noie au tréfonds d’une trombe.
Le sombre scintille au loin d’un petit manoir,
Et les anges des cieux pleurent sur chaque tombe.
La tristesse est calme, comme un vieux reposoir,
Et les lucioles ne luisent plus dans le sombre.
Les feux s’éteignent, emportant le vent d’espoir ;
La douleur est vive, la joie se fait décombre.
Il s’inquiétait pour demain, il est mort ce soir [...].
Leo Asmar
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