Je maudis tes mœurs, ô XXIe siècle
Je maudis un siècle qui vend l’âme pour l’image, mais je bénis l’étincelle de ceux qui marchent encore contre le vent. (Le ''Je'' de l'auteur).
Je maudis tes mœurs, ô siècle sans âme,
Toi qui vénères l’écran plus que la flamme,
Tu cries liberté, mais c’est la chaîne
Qui te tient au poignet, moderne sirène.
Tu as vendu l’amour pour un like en passant,
Le cœur s’achète, le corps devient marchand.
La pudeur est morte sous les projecteurs,
Et la vertu pleure dans les profondeurs.
Tu ris du sage, tu suis les fous,
Le faux est roi, le vrai est flou.
Les enfants n’ont plus de modèles à suivre,
Et les anciens meurent sans qu’on les délivre.
Je maudis ta mode, ta course au néant,
Ton dieu, c’est l’ego, ton temple, l’argent.
Tu noies les âmes dans l'apparence,
Et tu appelles progrès ta décadence.
Tu ouvres les jambes mais tu fermes le cœur,
Tu cries « tolérance » en semant la peur.
Tu parles d’égalité mais nourris l’abîme,
Et tu confonds justice avec le crime.
Ô siècle aux promesses aussi froides que l'acier,
Je te maudis pour avoir trahi le ciel.
Mais dans la nuit, je garde une étincelle :
Un reste d’espoir, une foi rebelle.
Car viendra le temps, après ta tempête,
Où l’Homme, debout, reprendra la quête.
Et sur les ruines de tes illusions vaines,
Fleurira le chant d’un monde sans chaînes.
Osée Pèlerin
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