La fille de chez moi
Jeune fille de mon terroir, belle et fière, dont le charme trouble mes sens et inspire mes élans poétiques malgré ton indifférence, tu restes celle vers qui se tournent mes émois, même après avoir quitté Bukama.
La fille de chez moi
Pleine d’entrain et de fatuité,
Vers toi se tournent mes émois
Et mes faveurs avec célérité.
Je voulais que tu vinsses, et tu vins,
Que je contemplasse ce beau séant,
Ce joli sourire qui enivre comme le vin,
Et ces deux gros melons saillants.
Et ces mille autres attraits inénarrables,
Dont tu es parée comme une auréole,
Troublent mes sens doux et coupables
Et me font glisser vers la gaudriole.
Fille de mon terroir,
Fille de mon oncle et de mes ancêtres,
Fille de Bukama de l'avenue Victoire,
Fille jolie pour qui j'affine mon feutre,
Et tout mon attirail poétique.
Pour t'apâtter et te circonvenir,
T'embarrasser dans ce dédale lyrique,
Et enfin envisager ce qui pourrait advenir.
Hélas ! fille caractérielle,
Pleine d'indolence et de fatuité,
Si lente à répondre à mon appel,
Car Bukama, j'ai même dû quitter.
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