Lettre à LN
En une année de 365 jours marquée par des joies, des naissances, des créations artistiques, des succès et des bouleversements du monde, rien n’a pu combler le vide que ton absence a laissé en nous, car malgré le temps qui passe, tu nous manques toujours autant.
Aujourd’hui, cela fait 365 jours que tu es parti.
Et tu sais, en 365 jours, beaucoup de choses se sont passées… et beaucoup de gens, comme toi, ont trépassé.
En 365 jours, PS a encore frappé,
Entre flamots et âmes sœurs
Les mots qui s'enflamment ont su toucher nos cœurs
Le KL comme toujours se fraye une place
Brique après brique il se construit continue à se faire une place.
En 365 jours, tes amis, le Diable et la Diablesse, sont devenus parents… et nous autres, des tontons et tantines. C’est marrant, n’est-ce pas ?
En 365 jours, le slam a pris de l’ampleur, même s’il n’est pas encore élevé au rang d’empereur.
365 jours… et la plaie ne veut pas cicatriser.
On parle de toi au passé, mais personne ne parvient vraiment à t’oublier.
Aujourd’hui, cela fait exactement 365 jours, jour pour jour, que s’est envolée ta vie.
365 jours… et la justice des hommes ne l’a toujours pas rendue.
En 365 jours, la RDC s’apprête à retrouver le mondial des nations.
La guerre en Ukraine continue.
Israël et les USA parlent de guerre sainte pour un pétrole malsain… oui, c’est aussi ça, 365 jours.
365 jours, c’est Israël Nzila primé au RFI Théâtre,
c’est Salva Amisi, prix du jury RFI Théâtre,
c’est le Festival Amani de Goma qui apporte du rêve jusqu’à Lubumbashi.
365 jours, c’est la fraternité d’une famille artistique parfois plus solide que celle biologique.
C’est la naissance d’œuvres comme Le Fleuve, Pareil à ma peine et Viral.
C’est la mise en place d’ateliers et de résidences dans différents domaines, surtout le théâtre.
C’est aussi le Festival des contes qui prend vie pour la première fois.
Voilà ce que ces jours sans toi nous ont apporté…
Mais à chaque fin de repas, le goût amer de ton absence revient nous envahir.
Tu nous manques.
Tu me manques.
Mais bon…
À très vite, pour un autre résumé de ce que tu aurais dû vivre avec nous.
Ton frère,
KALASSA MWENDA wa BAYEKE
À la vie que nous avons, je lève mon verre.
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