Sonnet du sadinet
Le corps éveille les tempêtes des sens, mais c’est l’âme qui décide si l’ivresse devient lumière ou abîme.
Ton étroit sadinet au teint érythréen
Me fait perdre l'esprit, je bafouille et panurge,
Mon âme lutte en vain et ma raison s'insurge
Tant ton corps la conduit loin du Nazaréen.
Ton large cul pareil au ciel azuréen
Occupe aussi ma tête alors un fantasme urge,
Celui de voir mon dard te donner une purge !
Dis, exauceras-tu mon voeu gomorrhéen?
Chaque fellation me vide de mon être
Comme un voyage astral, et quand je te pénètre
Je sors hors de mon corps et vole au gré des vents.
Je reviens à moi-même en mouillant tes cuisses;
Terrestres paradis pour nous les bons vivants
Dont le parvis augure un jardin des délices.
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