Une mort comme les autres : Hommage à Loïsse
Petite Fleur a quitté ce monde en silence, emportant avec elle nos souvenirs partagés, laissant derrière un vide profond et des cœurs éplorés.
Petite Fleur a rendu l'âme.
L'âme de Petite Fleur s'est rendue auprès des étoiles.
Au lever du soleil, un beau jour,
Elle embrasse le néant et glisse dans l'au-delà;
Elle rejoint tous les disparus du temps,
Petite Fleur traverse, inconsciente, le voile de la mort.
Elle rompt avec la vie et ses douleurs,
Pour un sommeil profond et sempiternel.
Petite fleur s'éteint au beau milieu du jour,
Le sixième jour de l'année, elle, elle décide de s'en aller ;
Comme si vivre devenait, pour elle, un fardeau.
La voilà allongée, entre quatres planches, sans éclat, sans souffle de vie.
Petite Fleur a rendu l'âme.
L'âme de Petite Fleur s'est rendue auprès des étoiles.
Dans ces eaux incolores de séparation,
La voilà qui coule, seule, vers l'éternité.
Sans mots dire. Maudit soit ce jour !
Ce jour où, comme un fardeau insoutenable,
Elle est enfouie sous le sol,
Ce jour où elle se volatilise vers des nuages sombres, venues de l'au-delà, pour dissiper ces jours.
Petite Fleur a rendu l'âme.
L'âme de Petite Fleur s'est rendue auprès des étoiles.
Aux chants de larmes et cris de tristesse,
Petite Fleur déménage de la terre des vivants vers celle des aïeux.
Elle laisse des vies tristes et orphelines de sa présence.
Elle emporte, avec elle, des souvenirs amassés,
De nos moments de joies partagées.
Petite Fleur !
Ma petite Fleur !
Ma fleur !
Ma petite !
Entends-tu mes pleurs sincères de père éploré et désemparé ?
Et sais-tu que ton départ laisse, dans nos cœurs, un vide abyssal ?
Mais sache que tu pars sans partir, même si tu pars pour ne plus revenir.
Ô ! Petite Fleur, le cœur d'une mère, la tienne !
Que voici inconsolable, les yeux mouillés, sans voix ni joie, morte de l'intérieur est ta pauvre mère.
Que dire de tes sœurs…
Elles n'en reviennent pas : que tu sois morte, d'une mort comme toute autre mort.
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