Lubumbashi : le festival U’muntu célèbre la parenté à plaisanterie sous le signe du vivre-ensemble
Le festival Umuntu vise à réintroduire l’éducation culturelle traditionnelle auprès des jeunes et adultes urbains, en réponse à la perte des repères culturels due au modernisme. Étendu sur trois jours avec des activités variées, il cherche à toucher un large public malgré des moyens limités.
Ce mercredi 15 octobre, un point de presse s'est tenu dans les installations de Wallonie-Bruxelles afin de lancer officiellement le festival U'muntu (Festival des Cultures d'Afrique et d'Ailleurs). La ville de Lubumbashi s'apprête à vibrer au rythme du festival Panafricain U'muntu, dont la 7eme édition se tiendra du 17 au 19 octobre 2025. Organisé par la Scène Lushoise sous la présidence de Denis sampi, l'événement aura pour thème : « La parenté à plaisanterie (Tshokwe) ».

« Là où deux cousins se taquinent, la machette dort », rappelle Denis Sampi, reprenant un proverbe tshokwe qui illustre à merveille l'esprit du festival. Cette tradition, ancrée dans de nombreuses communautés africaines, symbolise la réconciliation, l'humour et la cohésion sociale à travers le jeu et la dérision.
Pendant trois jours, le festival proposera un programme riche mêlant danses traditionnelles, contes, humour et gastronomie.
Vendredi 17 octobre, les festivités débuteront à Wallonie-Bruxelles de Lubumbashi (Sadoa coin Maniema) avec des spectacles de danses et de ballets à 17h00'.
Samedi 18 octobre, le centre d'art Biasasa de la Katuba (sur mwanashaba ) accueillera des séances de contes et d'échanges culturels.
Dimanche 19 octobre, le Musée National de Lubumbashi fermera la marche, autour d'un grand moment gastronomique dédié aux saveurs locales dans la matinée culturelle.
Pour les organisateurs, U'muntu n'est pas qu'un simple festival de spectacles. C'est avant tout un espace de dialogue et d'apprentissage, un lieu où l'on célèbre l'humain au sein de sa communauté.

« Le U de U'muntu symbolise l'humanisme. C'est une manière de rappeler que la culture n'a de sens que lorsqu'elle rassemble », explique Denis Sampi.
Soutenu par Wallonie-Bruxelles International de Lubumbashi, la communauté Tshokwe, le Centre d'art Biasasa et le Musée National de Lubumbashi etc., le festival se veut une plateforme de rapprochement entre les peuples.
Dans un contexte où les réalités économiques mettent parfois à mal la vie culturelle, les organisateurs restent déterminés à faire vivre ce rendez -vous qui valorise les traditions et renforce le lien social.
« Si tu veux aller vite, marche seul. Mais si tu veux aller loin, marche avec les autres », conclut Denis Sampi, reprenant un adage africain qui résume à lui seul la philosophie du festival.
P. S : Toute personne vivant à Lubumbashi, jeune ou adulte, est concernée, car le but est de rééduquer culturellement les communautés urbaines, en ravivant les valeurs et traditions oubliées.
A tous : la porte est grandement ouverte, karibu !
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