Confession
Voici non ma confession, mais mes confessions. C’est encore mieux ainsi, car elles sont intimes ; et je voudrais, pour peu que vous me lisiez bien, en faire ma profession. Je ne suis pas un homme difficile, je suis un garçon facile. Pour moi, les chats ne font pas de rats. Les chattes non plus ! Et je viens confesser ici un amour inconditionnel.
Voici non ma confession, mais mes confessions. C’est encore mieux ainsi, car elles sont intimes ; et je voudrais, pour peu que vous me lisiez bien, en faire ma profession. Je ne suis pas un homme difficile, je suis un garçon facile. Pour moi, les chats ne font pas de rats. Les chattes non plus ! Et je viens confesser ici un amour inconditionnel. Un amour possible et, surtout, un amour sincère. Tout a commencé dans l’un de mes songes. Je ne rêve pas beaucoup. Aujourd’hui, j’ai quarante ans et je n’ai rêvé que trois fois dans ma vie. Mon premier rêve, alors que je n’étais même pas encore sorti du ventre de ma mère, me révélait avec un troisième pied unique. Unique, parce qu’il avait la forme de la RDC.
Le second rêve m'est venu alors que je venais d’avoir vingt ans. J’avais des ambitions grandes comme tous les carrés miniers du pays, que je rêvais de posséder afin d’investir massivement dans la culture. Dans ce rêve de mes vingt ans, je me suis vu en train de jouer au jeu de dés avec Satan. Ce jour-là, alors que la partie s'engageait à peine, Satan a pris la fuite : en jetant le dé, j’avais obtenu le chiffre six, six fois de suite. Et quand on aligne ainsi le six, Satan s'avoue vaincu. En partant, il me cria que j’étais un "écrivain béni". Mais comme Satan est le père de tous les menteurs — de ceux qui ont dans l’âme le visage de Trump —, j’ai refusé cette appellation. Depuis, je me nomme l’Écrivain Maudit. On ne maudit pas un maudit, pas plus qu’on ne tue un cadavre.
Et aujourd’hui, j’ai encore rêvé. Pour la troisième fois.
J'ai vu cette femme qui porte en elle le visage de toutes les femmes du monde. Elle s'est approchée et m'a dit, alors que ce n’était même pas mon anniversaire : « Bon anniversaire mon chéri. Mon cœur bat un peu plus fort chaque jour grâce à toi. Je te souhaite le meilleur pour cette nouvelle année, et je te promets d'être là pour la rendre encore plus belle. Tu es ma plus belle histoire. Je t'aime fort. »
Franchement, est-ce normal ? Un tel discours est-il normal alors que ma propre vie est suspendue entre les parenthèses du fleuve Congo ? Ces mots m’ont longtemps interpellé, au point de voir mes certitudes se dissoudre dans l’acide du temps. Alors, rêvons, les amis ! Rêvons grand, rêvons bien ! Nous sommes nos propres rêves.
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